Je continue avec mes bilans des saisons passées, cette fois-ci en évoquant la saison 4 de Grey's Anatomy, la
série médicale qui s'est depuis vu dériver avec Private Practice. Un blockbusster depuis maintenant quatre ans pour ABC, qui aurait tort de laisser filer sa série. Car en plus de rameutter les
foules chaque jeudi soir, quitte à rivaliser avec les Experts ou même les dépasser (c'était plus le cas de l'an dernier), la série sait aussi être de qualité. Comme quoi, on peut lier (parfois)
audimat et qualité.Quand je dis qualité, c'est avec une nuance, puisqu'en commençant cette saison 4, j'étais tout de même très inquiet de revenir au Seattle Grace, une fin de saison 3 plus ou moins désastreuse et le départ d'Addison (pour Private Practice, le spin-off) et de Burke (Isaiah Washington ayant tenu des propos homophobes), deux personnages excellents, m'avaient coupé dans mon avis. ABC aussi visiblement, la saison 4 n'avait pas reçu une grande promotion de la part de la chaîne bizarrement. Le début de cette saison 4 m'a un peu rassuré, l'introduction de sang neuf au sein de la distribution d'une part, des intrigues moins abracabrantesques et moins soap de l'autre, mais rapidemment, on tombe dans un ennui avec les épisodes de la mi-saison. La grève des scénaristes a semble-t-il fait du bien aux idées de ces derniers, puisqu'au retour, une nouvelle dynamique s'est créée, et on assiste à une très bonne fin de saison, qui renoue avec les premiers épisodes. Si le début de saison était correct, la fin de saison, elle, m'a complètement rassuré, quitte à me redonner l'envie de suivre une série que j'avais boudé et que je ne pensais plus pouvoir faire des étincelles...
Avec une moyenne de 13, la quatrième saison de Grey's Anatomy ne déçoit pas, mais n'entousiasme pas non plus dans ses deux tiers. Il faut attendre la dernière partie de la saison pour voir enfin du neuf et voir enfin l'espoir de qualité revenir. Grey's Anatomy se paye d'ailleurs le luxe d'un très bon season final, avec une excellente audience (de bonne augure pour les audiences de la saison 5, avec un duel face aux Experts sûrement plus musclé). A noter que la moyenne générale de la saison est supérieure à celle de Desperate Housewives mais inférieure à celle de sa série dérivée, Private Practice.
En fait, on peut couper cette saison en 3 parties. La première ralentit le rythme et remet un peu de réalisme et un peu moins de paillettes dans la série médicale, moins de tout le monde couche avec tout le monde et plus de cas médicaux et un peu plus d'humour aussi pour rafraîchir l'athmosphère. Le problème avec la stratégie de Shonda Rimes, c'est que rapidemment, on s'aperçoit que le ralentissement des intrigues cache peut être un trou d'air, et qu'au fur et à mesure des épisodes, il y a de moins en moins de choses à se mettre sous la dent : c'est la seconde partie de la saison 4, un ennui indéfinissable aux premières loges.
C'est bien la troisième et dernière partie que j'ai préférée, celle où Shonda Rimes change de stratégie, et se décide à remettre du rythme dans la série. Sa devise désormais, plus de rythme = plus de qualité. Ce n'est pas toujours vrai dans beaucoup de séries, mais au sein de cette saison 4 de Grey's Anatomy, la stratégie de Rimes marche particulièrement bien, surtout quand on rajoute un maximum d'humour dans ces épisodes. Un retour aux sources qui fut le bienvenu, cette fin de saison était particulièrement bonne.

Côté personnages, cette saison 4 renoue par moment avec les bons côtés de ceux-ci. Oui, je veux parler de Meredith. Celle-ci suit le schéma de la saison, avec un début correct, où l'on reprend un peu de confiance, puis un passage à vide, particulièrement long et pesant en milieu de saison. Son intrigue avec Drek s'étendant en longueur, et nous rammenant à un long et douloureux sommeil. En parallèle, sa relation avec sa soeur est développée, et j'ai trouvé ça bien plus intéréssant. La fin de saison se conclua un peu mieux, avec Meredith chez le psy, et quelques bonnes scènes. Le season final relie à nouveau les deux tourtoureaux, en espérant que la saison 5 ne nous bassinera plus avec ces deux là et leurs drames à la con. Une saison globalement intéréssante donc pour Meredith.
Derek partage donc le plupart de son temps avec Meredith et possède quasiment les mêmes intrigues que la soporifique. Petit éclipse au sein de la saison avec la petite Rose, qui ne fait pas pour autant revenir la qualité. Derek est, au bout de quatre saisons, le personnage qui n'a plus aucune saveur, inconstestablement celui qui se ramasse les plus chiantes intrigues du casting.
Je n'ai jamais beaucoup aimé George, et sa storyline avec Izzie m'avait particulièrement enervé en fin de saison 3, il ne se rattrape en cette saison 4, puisqu'en plus de continuer, un peu trop longuement, l'intrigue avec Izzie, il ne fait pas grand chose d'autre si ce n'est lécher les bottes du chef et charmer la jolie Lexie. George reste un personnage que je n'apprécie pas beaucoup, sans grande consistance dans ses intrigues. Il sert surtout pour coordonner les épisodes, et on lui propose rarement une vraie intrigue. Une saison 4 pas forcément excellente pour lui, bien au contraire, mais il n'y a pas quoi de s'affoler, ce n'était pas désastreux.
Justement, d'Izzie, parlons-en. La première partie de saison est, d'une manière ou d'une autre, liée à George, bien sûr. Ce couple avait été très mal abordé et sorti de nulle part, il a encore posé problème dans cette saison 4, même si les scénaristes ont eu la judicieuse idée d'évacuer ça sans trop qu'on le remarque. Quelques bons épisodes, comme l'épisode 7, sont à retenir, mais rien de bien top. La suite suit un schéma plus classique, avec des intrigues médicales et un rapprochement final avec Alex au travers d'une intrigue avec Ava. Pour Izzie aussi, je parlerais d'une saison mitigée.
On ne voit pas beaucoup Cristina dans cette saison, et pour cause, après sa rupture avec Burke, les scénaristes n'ont pas vraiment su trouver une intrigue qui lui convienne. Peu de présence donc, mais peu à peu, un peu à la manière d'Izzie dans la saison 3, Cristina retrouve confiance en elle, à nouveau prête en saison 5 pour des intrigues plus construites.
Pour Alex, c'est surtout autour d'Ava que cette saison est (une fois de plus) construite. Je l'avais beaucoup aimé dans la saison 3 (Alex pas Rebecca / Ava), cette fois-ci, même si m'a enthousiasmé par moment, j'ai eu plus de mal. La fin de saison était par contre très bonne, avec la fin de l'intrigue Rebecca / Ava, et le démarrage d'une nouvelle ère, sûrement pour un retour au couple Izzie / Alex.
Vous l'aurez compris, rien de bien extraordinaire chez les personnages principaux cette saison. Ce qui explique certainement le désintéressement du public et le creu de la mi saison.
Alors pour prendre la relève, on met en avant Bailey, et ce n'est pas pour me déplaire, celle-ci à même le droit à un épisode où elle fait la voix-off. Son intrigue avec Tucker est assez réussite, même si elle tire un peu sur la longueur. J'aime toujours beaucoup le personnage, toujours là pour amener LA petite phrase de l'épisode.
Mais le salut vient surtout de ceux qu'on avait jusque là pas forcément encore bien vu. Mark en première ligne a connu une excellente fin de saison, le problèmee avec les infirmières et son fameux triangle avec Hahn et Callie.
J'aime beaucoup le personnage de Mark, mais ça s'annonce incertain pour la cinquième saison.
Et la palme revient certainement à Callie, qui connaît une très bonne saison, aussi bien son début et l'après rupture avec George que sa fin, son amourette avec Mark et son flirt avec Hahn. J'aime de plus en plus le personnage de Callie qui s'est vraiment développée cette saison. L'actrice a aussi révélé qu'elle était capable d'interpréter.
Bonne part aussi de la réussite pour les nouveaux, Hahn, qu'on avait déjà vu, ammène une des intrigues les plus folles et les plus réussies de la série. Lexie, quand à elle, ammène beaucoup de fraîcheur, notamment dans sa romance avec Alex (j'aurais aimé voir celle-ci développée plutôt que revenir au schéma Alex/Izzie et George/Lexie) et sa relation avec Meredith.
Pour les autres, Richard, Adèle et ceux qu'on ne voit pas beaucoup, ce fut aussi une belle saison.
Bilan : Une saison qui s'est bien terminée mais qui a connu un creu à la mi saison. Tandis que les personnages principaux ramment un peu à trouver des intrigues, les plus secondaires sortent du lot et se développent à vitesse grand V. Une saison qui me laisse un bon souvenir grâce à sa fin, mais qui présente aussi, il faut le rappeller, plusieurs épisodes lents et ennuyeux.
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Après
deux/trois épisodes vraiment en dessous, Grey's Anatomy finit sa saison raccourcie sur une note un peu plus positive, même si ce n'est pas formidable pour terminer cette quatrième saison qui avait
bien commencé.
A nouveau, un assiste à un épisode passable de Grey's Anatomy, dont le double épisode évènement de l'année ne m'aura pas, et de
loin, conquis. Après un bon début de saison, la série s'est enfoncé dans une mauvaise copie d'Urgences, et même si j'appréciais autrefois cette série (Urgences), je suis plus fan de la Grey's
Attitude. Dommage que Grey's sombre là-dedans, car l'épisode est vraiment très passable, comme pour le 4.09, ça fait flop.
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