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Pushing Daisies

Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /2008 17:23
Je continue les bilans de cette saison, en vous proposant cette fois-ci celui de Pushing Daisies et de sa très attendue saison 1 outre Atlantique. J'ai parfois critiqué la série, aujourd'hui, il est temps revenir sur les 9 premiers épisodes qui composaient sa saison 1.

Le spitch s'annonçait prometteur : Depuis qu'il est enfant, Ned a un don spécial : il peut ramener à la vie des gens au premier toucher, au second, il les tuera, définitivement. Devenu pâtissier, sa vie se complique le jour où il rammène à la vie sa petite amie d'enfance, il ne pourra plus la toucher au risque de la tuer, pour de bon ; et le casting tout autant. Créee par le brian Bryan Fuller (Heroes, Dead Like Me), la série s'annonçait alors comme la plus prometteuse cette rentrée, renforcée par des acteurs comme Lee Pace, jouant Ned, le héros à l'écran.

Diffusée le Mercredi à 20 Heures, juste avant Private Practice, la série avait bien commencé, avant de n'enchaîner des performances finalement plutôt moyennes. Il faudra donc faire attention aux audiences l'année prochaine car la saison 2 pourrait être la dernière si les audiences continuent de baisser.

Avec une moyenne de 13,83 sur ses 9 premiers épisodes, on peut dire que l'évènement n'a pas forcément eu lieu chez moi. Il y a eu de bons épisodes, certes, mais globalement, j'ai eu du mal à apprécier. Des progrès sont à noter, il est évident que je reviendrais l'année prochaine pour juger la saison 2.

Mais revenons sur la série. C'est sûrement l'ambiance qui a tout de suite mis en confiance les critiques et le public. Un peu de Tim Burton, un peu de Walt Disney, cette ambiance très rose bonbon est excellente, et les petites pointes d'humour qui accentuent cet aspect tout au long de cette première saison. Le sommet de cette ambiance se situe pour moi dans le second épisode et de cette macabre affaire de voiture, j'ai cru un instant me retrouver dans les émotions que j'avais eu, il y a bien longtemps, en regardant des trucs genre "Le Petit Génie" et sa morale con-con. Si, si, c'est un compliment. Je ne sais pas, à la suite de cet épisode, une émotion que je n'avais pas eu depuis bien longtemps m'a rapelé à ses films d'anthologique, qu'on voit et qu'on revoit, sans trop savoir pourquoi, la qualité étant moindre, le fait étant juste qu'on est attaché à eux.


Passons. Il y a bien autre chose que l'ambiance dans cette série, sinon, elle aurait vite fait de se foirer. D'abord, son concept est plutôt amusant. Une enquête par semaine avec à chaque fois, rebondissements à gogo mêlés de fantastique et d'une folie si intéréssante. Si le concept fonctionne, il tourne rapidemment en rond. Il faut donc attendre des épisodes un peu particulier pour libérer la série de son concept. Le risque était là, s'enfermer dans quelque chose qui ne correspond pas forcément à la série, et qui parfois plombe le tout. L'autre problème est que les scénaristes essayent de sortir de ce schéma mais n'arrivent pas toujours à trouver un autre bon schéma. En témoigne l'avant dernier épisode, qui tente d'innover, mais qui au final ne convaint pas.

Du côté des personnages, je ne suis pas forcément enthousiasmé non plus. Ned est le héros un peu froid de la série. Son personnage est sympathique, mais manque parfois de profondeur. On creuse son passé d'enfant isolé, un peu à la Amélie Poulain, et sa romance avec Chuck prend beaucoup d'importance au sein de l'intrigue. A chaque fois, on met en péril le secret de Ned (qui a tué involontèrement le père de Chuck) et au final, c'est une très belle relation que nous livre les scénaristes malgré de nombreux clichés qui persistent. On nous livre d'ailleurs une fin de saison en relation avec leurs difficultés et au final leur ultime réconciliation.

Justement, Chuck est un personnage que j'ai eu du mal à apprécier, mais finalement, et avec le recul, je la trouve très réussie. Sa thématique avec sa tante est très réussie, et j'aime bien le fait qu'elle doive se cacher, vis à vis de ses tantes et du monde. Comment vivre quand on ne peut avoir de contact avec le monde extérieur ? Son personnage pose certains problèmes intelligents.
Surtout que ses tantes sont très drôles, et qu'elles aussi sont très réussies. Elles sont toutes les deux très drôles et collent parfaitement à l'ambiance de la série. Toute leur intrigue est parfaitement développée, et j'ai hâte de les retrouver. Elles sont parmi les meilleures surprises que nous a réservé la série.

Un autre personnage que j'adore tout particulièrement, c'est bien Olive. On est même allé jusqu'à la faire chanter pour exprimer sa solitude, et son amour impossible avec Ned. Résultat : j'ai adoré de bout en bout son évolution, son rapprochement malgré elle avec Chuck puis ses tantes, et un lien indéfinissable qui s'est forgé. Olive est très drôle, très originale, s'est peu à peu injecté dans le groupe principal et a finalement conquis tout le monde.

Enfin, Emerson est peut-être le personnage passé le plus inaperçu. Un peu fâde, jamais trop mis en avant, j'avoue que l'intérêt que je lui porte est modéré. Pas franchement mon personnage préféré.

Au fur et à mesure des épisodes, la série évolue, les enquêtes deviennent moins abracabrantesques, ce qui peut-être une bonne chose mais aussi un problème majeur, Ned se rapproche de Olive et Chuck s'éloigne de Ned, les tantes prennent de l'importance et le chliffanger final nous livre une petite surprise, Lilly est en réalité la mère de Chuck. Je dois dire que j'ai été assez déçu par cette révélation, donc j'attends de voir...

Bilan : Une première saison plutôt convaincante mais loin des espérances que j'avais fondé dans la série. Faite de hauts et de bas, j'attends la saison 2 pour me convaincre vraiment.
Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /2008 11:02
Pushing-Daisies-109.jpg Dernier épisode de Pushing Daisies produit avant la grève, et donc dernier épisode de la saison 1 de la saison 1.
Et les scénaristes de Pushing Daisies ont au moins été plus intelligents que les autres, en finissant leur épisode par un chliffanger et en cloturant un arc narratif, ça fait du bien de voir un dernier épisode qui ressemble un peu près à un season finale, surtout que j'ai plutôt bien aimé : l'épisode était meilleur que les précédents et remonte donc un peu la série dans mon estime, qui ne m'a pas totalement convaincu, contrairement à de nombreux critiques. Au final, cette première saison m'aura plus ou moins convaincu, et les personnages plus ou moins emballés. C'est donc plus un bilan mitigé que je tire, pour une série qu'on annonçait évènement. Après, si on pouvait avoir de telles séries chaque année, je ne dirais bien sûr pas non.

L'enquête de la semaine est, comme depuis quelques épisodes, moins tirée par les cheveux. Je l'ai déjà dit, mais au final, je trouve ça moins intéréssant. Je préfère qu'on aille carément dans les grosses intrigues délirantes, et ça ne regarde que moi. Mais contrairement aux dernières trop convenues, celle-ci passe mieux. Prenez un gamin qui veut un organe, une mère nevrosée et stressée, une nounou de la société "make a wish", qui se charge de réaliser les voeux du gamin un peu psycopathe il faut dire, et enfin un assureur tué. Vous obtiendrez une enquête très Pushing Daisies. Un bon suspens, un beau déroulement, une belle fin avec le babouin qui résoud tout. C'était assez amusant, tout comme la résolution, avec la nounou qui tue les assureurs puisque c'était le souhait du gamin fou dingu
e. Intéréssant mais sans plus.

Non, le bon de l'épisode vient d'ailleurs : le couple Chuck/Ned connaît sa période difficile, et j'ai vraiment adoré cette partie de l'épisode. On clot cette partie de l'intrigue de la série, avec les mensonges de Ned. On fout
Oscar Vibenius là dedans, et c'est vraiment très intéréssant. Pour une fois, Chuck m'a réellement convaincu, dans ses hésitations et ses doutes. Son rapprochement avec Olive continue, et le duo entre les deux femmes est toujours excellent. Ned aussi, qui se fout éperdument de l'enquête mais veut retrouver sa belle Chuck.
La fin est très jolie, au cimetière, j'ai beaucoup aimé. Par contre, la réconciliation finale, je pense qu'on aurait pu plus aller vers la séparation, ça aurait pu changer la donne, et nous pondre une très bonne saison 2, en explorant d'autres pistes. Mais peut-être que les scénaristes vont nous sortir une surprise du chapeau.

Et l'on termine avec le chliffanger de l'épisode. Après avoir continuer de suivre les deux tantes de Chuck pendant tout l'épisode, on a une révélation surprenante : Lilly est la mère de Chuck. Etonnant, ça relance la série, mais c'est un peu too much, je suis au final assez mitigé.

Bilan : Un épisode meilleur, qui sert pour être le premier season final de la série. J'espère que la saison 2 continuera de progresser, car la série le mérite. J'attends impatiemment la suite, pour voir si je vais réellement être convaincu.

Note : 15/20.
Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 14:25

Pushing-Daisies-108.jpg Un nouvel épisode de Pushing Daisies, qui casse et sort un peu du schéma habituel. Pour une fois, on peut dire que les scénaristes ont réussi à faire différent, et c'est en grosse partie ce que j'attendais. La routine un peu trop routinière qu'avait pris la série jusque là est cassé, j'ai juste envie de dire enfin. Un bon épisode de ce côté là donc, mais trop lent et pas assez fou à mon goût : Pushing Daisies commence un peu à m'ennuyer.

L'enquête de l'épisode ? Bruce le fou furieux qui s'amuse à tuer les gens grâce à des poupées grandeurs natures. Le meurtre n'est qu'une mise en bouche de l'épisode, absente de la tâche de fond : c'est juste un prétexte pour commencer l'épisode de Pushing Daisies. La résolution rapide ne fait pas de mal, cette nouvelle enquête ne me tenter pas trop et m'a un peu ennuyeux dans les premiers moments de l'épisode.

L'épisode donc tourne surtout autour de l'ouverture d'une confiserie, juste en face du Pie Hole. La concurrence est donc au coeur de l'intrigue, et change complètement du schéma habituel. Le coup de la première tarte, ou surtout de l'inspecteur de l'hygiène m'ont bien fait rire, Ned et Dilly rivalisant de coups bas. Le coup des rats au "Bitter Sweets" est hilarant, avec Chuck et Olive au sommet. De plus en plus, on met avant la complicité des jeunes femmes, et ce n'est pas pour me déplaire, car leur duo me plaît globalement beaucoup.

A côté de cette intrigue de concurrence, plein de petites intrigues se poursuivent, notamment avec Olive, qui continue sa romance avec Freddo, c'est intéréssant à suivre mais sans plus, ça apporte de l'humour mais pas trop, en bref, je m'attendais à mieux venant de Olive.

Côté Emerson, une intrigue sympa mais sans plus, puisque celui-ci doit gérer seul une affaire sans l'aide irréaliste de Ned. Un retour au réel intéréssant et amusant, mais pas top non plus.

La bonne surprise, c'est de voir l'intrigue de Dilly ne pas se finir, et laisser donc sur un suspens avant le season final de secours à cause de la grève. On continue aussi de mettre en danger le secret de Ned, et la romance Chuck/Ned. A l'approche du season final, on met en place les codes, ça sent bon pour la suite.

Bilan : C'est bon côté originalité, et schéma original, mais au final, je m'ennuie un peu. A part l'intrigue de la confiserie, rien de bien intéréssant. Le côté trop cop/show de Pushing Daisies m'a déçu dès le départ, pour moi, ça casse l'ambiance et l'originalité de la série. L'épisode n'est pas mauvais, mais je sens un sentiment de lassitude, malgré le fait que j'adore le côté rose bonbon de la série. J'espère que la série sera évoluer en saison 2.

Note : 13/20.

Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /2008 18:31

Pushing-Daisies-107.jpg 7ème épisode de Pushing Daisies, qui continue de nous proposer ses intrigues policières farfelues. C'est toujours très beau visuellement, certaines relations se creusent bien, mais je suis globalement déçu par l'intrigue de la semaine, parfois ennuyante et globalement un ton en dessous par rapport à d'habitude.

Et bien, justement parlons-en, de l'intrigue de la semaine. L'univers encore bien marqué, Pushing Daisies nous embarque cette fois chez un homme au nez exceptionnel, dont l'assistante est victime d'une explosion. L'intrigue s'enchaîne avec le même schéma que d'habitude, et évidemment, maintenant qu'on est à l'épisode 7, on a tendance à vouloir plus. Tout ça est un peu trop facile, comme la conclusion de l'intrigue d'ailleurs, très prévisible. L'enchaînement avec l'histoire de la rivalité des deux anciens amis a déjà été vu cent fois, et même si Pushing Daisies apporte un grain et un univers en plus, il faut quand même avouer que c'est moins folichon que d'habitude, que ça commence à tirer en longueur. Je savais que la série ne pourrait plus se renouveller, mais je n'aurais pas penser si tôt. Peut-être est-ce juste le temps d'un épisode, mais bizarrement, les premiers signes de faiblesse de la série apparaissent maintenant. Tout semble plus convenu, moins fou, et il faudra veiller à ce que la série n'enchaîne pas trop ce genre d'intrigue, surtout à deux intrigues du season final de secours, qui sera bien le season final de la saison 1 à cause de la grève.
La seule nouveauté est le chliffanger final, avec une mise en danger du secret de Chuck.

A côté de ça, les scénaristes nous sortent une autre mini-intrigue, avec les gat-tartes de Chuck. J'ai pas trouvé ça spécialement intelligent, mais pour une fois, on nous met en relation avec le flash-back du début de l'épisode et le passé de Ned. On voit aussi de plus en plus de difficultés entre Ned et Chuck alors que Olive met de plus en plus son grain de sel de partout. Mais vu que c'est Olive, c'est toujours génial.

En parlant d'Olive, si il y a bien quelque chose que j'ai trouvé très bien développé, c'est l'amitié qui naît petit à petit entre Chuck et Olive. Ca passe comme un cheveu sur la soupe, et les deux, qui semblent vraiment complices, sont excellentes ensembles. C'est toujours intéréssant de voir l'amitié publique et les petits coups bas pour récupérer Ned dans le dos. C'est sympa comme tout, même si je sens que l'issue ne tardera pas à arriver en saison 2 : Olive aura le droit à sa chance, Chuck n'étant pas assez proche de Ned. Et cette idée ne me dérange pas, Chuck est beaucoup plus fâde qu'Olive, et une romance avec Ned sera tout bonnement hilarante. Et puis, la désormais très convenue histoire de Ned et Chuck, qui ne peuvent pas se toucher, s'évacura en sûreté. Une raison de plus pour moi de revenir en Septembre prochain.

L'autre intrigue que j'ai beaucoup aimé est celle des tantes de Chuck, qui commencent à tourner la page, et à oublier Chuck. Leur trio avec Olive fonctionne toujours très bien, et les tantes se révèlent plus sensibles que prévu. La scène finale dans la piscine était très légère et en résumé excellente. La chanson aussi, bien dans le style de la série, même si j'ai préféré celle d'Olive dans l'épisode 2. Fin bref, une bonne intrigue, qui continue d'avancer, même si cette trame est trop légère.

Bilan : Du bon et du moins bon pour cet épisode. Rien de bien catastrophique, mais il y a moins de folie, et globalement, on ne retrouve pas le niveau des épisodes 2 et 3.

Note : 12/20.

Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /2007 17:39
Pushing-Daisies-106.jpg Petit mieux pour Pushing Daisies, qui connaît une petite (très petite) embellie après deux épisodes que j'avais moins aimé. La série, toujours aussi sucrée, est très plaisante à regarder, le sourire aux lèvres, et l'intrigue de l'épisode était plus facile à suivre, étant centré sur quatre femmes. Bonne idée de développer cette forme d'épisodes dans Pushing Daisies avec des suspects clairs et bien définis. J'attends toujours un épisode de huit-clos spécial qui pourrait vraiment partir en vrille, ça serait excellent. Mais pour l'instant, la série installe encore ses codes, et creuse ses personnages, tout en continuant des différents thèmes. Le petit bijou de la rentrée en a beaucoup enthousiasmé, pour ma part, c'est une vraie réussite pour l'ambiance, mais je ne cris pas à l'excellence : les personnages ne sont toujours pas assez creusés et les intrigues toujours trop biscornues. La série gagnerait-elle a simplifier ses enquêtes ? Elle pourrait peut-être en perdre ses plumes, et sa touche merveilleuse, donc pour l'instant, essayons simplement de nous stabiliser.

Mais revenons à l'épisode, et à son intrigue principale. Un homme se fait empoisonné par sa femme dans le café du matin... Jusque là tout va bien, le seul petit problème est que l'homme en question n'a non pas une mais quatre femmes, ce qui complique bien évidemment la tâche. L'idée de resserer le nombre de suspects est, comme je l'ai dit au dessus, très bonne. Elle permet de se concentrer plus sur l'intrigue et d'assister à quelque chose de moins carabiner. C'est plus classique et moins Pushing Daisies, avec le tradionnel déroulement (2 des 4 femmes sont suspectées à tour de rôle avant de ne découvrir que ce n'était pas elles mais une des deux autres qui avait fait le coup) des policiers. Classique et donc un peu moins surprenant, moins fou que les derniers épisodes, moins... On rajoute quand même la touche Pushing Daisies, qui ammène le piquant et l'humour que l'intrigue n'avait pas forcément, notamment pour la grandiose scène finale, poursuite infernale dans un jardin public entre la meurtrière et Ned, mémorable. A noter aussi qu'on creuse Emmerson, avec son amour pour une des quatre femmes (la troisième me semble -t-il), et que c'est vraiment très intéréssant à suivre.

Côté bonnes nouvelles aussi, c'est hommage à gogo pour Bryan Fuller qui montre une fois de plus sa qualité de réalisation, avec des angles de caméra particulièrement bien trouvés, et des images très belles. Le côté bijou de Pushing Daisies est dû à lui seul, puisque je me rends petit à petit compte que les côtés de la série que j'admire viennent tous de l'image, de la caméra et du côté sucré de la série (autant pour la teinte sucrée de l'image que les dialogues festifs).

Autre point pour Pushing Daisies, c'est celui du triangle amoureux qui est en train de se former entre Olive, Chuck et Ned. La scène d'introduction est d'ailleurs très réussie, avec Chuck qui tombe en sortant du lit sur Ned (au sens propre). Tout le monde s'attend à la voir mourir, mais miraculeusement, elle en sort indemne. Ce n'était qu'un rêve de Ned. Et... Pas qu'un rêve, un rêve presque érotique. Un rêve dans lequel, Olive aurait enfilé sa peau de Chuck pour l'occasion. Un régal.
On sent particulièrement dans cet épisode que le temps de l'amour fou est terminé, Ned s'interrogeant sur ses sentiments à l'égard d'Olive, et Chuck sur sa capacité à pouvoir vivre son amour sans pour autant toucher Ned. Ca se complique, et comme Olive pointe son bout du nez, c'est un régal.

Bilan : J'ai beaucoup aimé. Y a vraiment plein de bonnes choses, avec une intrigue plus censée, et des petits côtés qui rajoutent à la qualité déjà remarquée de Pushing Daisies. Mon principal problème est celui de l'intrigue principale, aujourd'hui pas assez folle, pas assez Pushing Daisies, trop classique. 

Note : 15/20.
Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /2007 14:12

Pushing-Daisies-105.jpg Un épisode qui continue dans la lignée du quatrième, c'est à dire un peu moins bon que les épisodes 2 et 3. Cet épisode était d'ailleurs encore un peu plus faiblard, retrouvant dangereusement la très étrange perception que j'avais eu du pilot.
Et si il n'y avait pas eu cette ambiance très Halloween, je crois bien que je me serais ennuyé.

L'intrigue de la semaine tourne autour d'un assassinat d'un ancier joker. On plonge comme d'habitude dans une ambiance particulière, plus noire que d'habitude en l'honneur d'Halloween. Ce qui était surtout sympa, c'était de creuser le passé, plus ou moins vrai, d'Olive qui est toujours aussi délirante. Et personne n'en doute désormais, elle est bien devenue parmi les personnages les plus importants, bien plus par exemple que Emerson, ou même que Chuck a bien des égards, notamment sur le point de vue qualité du personnage. C'était totalement délirant et réussi. Les scènes de flash-back sont très bien réalisées, j'aime particulièrement qu'on creuse ses aspects là, qu'aucune des séries que je connais va aller creuser. Pushing Daisies se démarque, et se présente comme une très belle exception à la règle. Espérons que ça dure. Le principal problème résiste toujours en la complexité des intrigues, et surtout avec ce format, qui ne se prête pas forcément aux explications éclairs que nous font la série. L'intrigue de la semaine en été un parfait exemple : Très bonne, mais trop complexe, et donc plus difficile à suivre. Surtout pour moi en ce moment qui cherche surtout à me reposer en regardant ces séries après des journées un peu plus dures. Je n'ai pas forcément envie de reprendre un par un les points de l'intrigue, mais me laisser emporter par l'intrigue, et regarder peu à peu celle-ci se conclure.

L'autre point négatif de cette intrigue est son ambiance, un peu différente qu'à l'habitude, qui m'a d'abord un peu déboussolé, et m'a empêché de rentrer trop vite dans l'intrigue. Dommage.

L'épisode est aussi l'occasion de creuser un peu plus le passé de Ned, et je dois dire que je suis un peu déçu. Certaines scènes étaient vraiment sympa, mais tout n'est pas assez creusé, et l'aversion pour Halloween du personnage est un peu grossie. C'est bien de lui faire prendre du recul, mais j'ai pas trouvé ça particulièrement réussi. L'intention était vraiment bonne, mais cette successions de scènes, se rapportant finalement au passé du héros ne m'a pas plus touché que ça. Moins réussi que d'habitude donc.

Bilan : Un petit épisode de Pushing Daisies, avec une ambiance un poil non-réussite, et une intrigue de Ned pas vraiment passionante. C'est toujours bon, mais on ne retrouve pas le bonheur des épisodes 2 et 3 (voir 4, qui avec le recul était meilleur que celui-ci).

Note : 11/20.

Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Samedi 17 novembre 2007 6 17 /11 /2007 10:40

Pushin-Daisies-104.jpg Retour de la série aux allures contes Disney sur ce blog, avec ce quatrième épisode, intitulé "Pigeon". On continue de creuser les personnages, d'avancer dans les intrigues, et de révéler l'enquête de la semaine, peut-être un peu plus complexe et un peu moins intéréssante cette semaine. Et c'est bien pour cela que cet épisode de Pushing Daisies est un peu moins bon que les deux précédents, bien qu'il soit toujours supérieur au pilot qui m'avait déçu. L'épisode vaut surtout pour Olive et la relation Ned/Chuck, qui commence à être mise à l'épreuve. Il y a vraiment du potentiel, et ça sent bon pour la suite de la série, même si ce schéma un peu trop original pourrait vite avoir raison de la série. 

Comme je l'ai dit dans mon introduction, l'enquête de la semaine est un poil moins intéréssante, et un poil plus complexe. Elle est moins tirée par les cheveux que ces deux précédentes, ce qui est donc un peu moins bon. Certains préfèreront cette intrigue plus posée, plus logique, mais je préfère, pour ma part, des rebondissements plus ou moins réels à tout va. Je ne suis pas dans une série réaliste, je ne recherche donc pas le réalisme et les intrigues de folie m'intéressent donc d'avantage. Pour l'instant, celle de l'épisode "Dummy" reste loin devant les autres. Mais cette semaine, on aborde un pirate de l'air, qui a détourné un avion, scratché dans un salon de la rue du Pie Hole. J'ai beaucoup aimé qu'on remonte petit à petit la piste avec les différentes morts, et en particulier la fausse mort de la femme des archives. Un grand moment d'émotion lorsque l'on s'aperçoit qu'elle était juste endormie. Prévisible mais bien fait. 
Je n'ai pas tout compris l'histoire avec les pigeons mais j'ai bien aimé le fond de l'intrigue avec l'histoire de la prison et la passage du cimetière où nos héros détèrent une possible piste.

L'autre aspect intéréssant de cette intrigue est le personnage du pirate de l'air, qui se lit, le temps de quelques minutes, avec Chuck, histoire de faire apparaître la jalousie de Ned. Le coup de la main était très sympa, et les petites querelles des deux amoureux creusent bien la relation qu'il y a entre les deux, évitant certains aspects trop cul-cul de l'intrigue. Le coup des abeilles était un peu cependant sorti de nulle part et pas forcément très amené. Surtout que ça n'ammène rien de plus à la série, si ce n'est une scène finale où Chuck et Ned dansent. Et on a compris le topo après quatre épisodes, faudrait peut-être penser à renouveller un peu.

Et, comme depuis deux voir trois épisodes maintenant, c'est bien Olive qui capte toute mon attention. Le personnage est vraiment excellent et on assiste à de très bonnes scènes en sa compagnie. Elle se rapproche des tantes de Chuck, très amusantes, et tout son plan pour se venger de Chuck est bon, quitte à ce qu'il tombe à l'eau au final. Le coup des tartes et du pigeon sont vraiment bien, surtout le cas du piegon rafistollé. Le secret de Chuck est aussi mis à rude épreuve, on sent que les tantes ne tarderont désormais plus tellement à apprendre la vérité sur leur nièce...

Bilan : Un bon épisode, un peu moins bon que les deux précédents, avec une intrigue policière un peu compliquée et moins renversante, c'est à dire avec moins d'intrigues farfelues et allusions sympathiques. J'ai un peu eu du mal à voir l'idée derrière l'intrigue, alors qu'on voyait très bien les allusions faites dans l'épisode 2, par exemple. On a quand même du très bon côté Olive, qui devient mon personnage préféré, après quatre épisodes.

Note : 14/20.

Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /2007 19:42
pushingdaisiessaison1-6.jpg J'ai encore une fois bien aimé l'épisode, certainement un peu moins que l'épisode 2 mais forcément plus que l'épisode pilot. La série me divertit de plus en plus et c'est un vrai bonheur de la retrouver pour une bonne raison : on a plus l'impression d'être plonger dans une salle de cinéma que dans un épisode d'une série télé. En effet, la scène finale prouve bien que la série révolutionne le genre : ce n'est pas le genre de scènes que l'on retrouve habituellement dans les séries, ce qui me confirme dans l'idée que Pushing Daisies ne peut-être que classer à part. Peu à peu, je prends confiance dans la série et j'apprécie de mieux en mieux les épisodes, preuve qu'il ne faut pas définitivement pas se fier aux pilots cette année car ils sont en grande majorité ratés (Private Practice, Gossip Girl, Chuck, Pushing Daisies ou encore Bionic Woman mais il s'agit plus là d'une sérié ratée que d'un pilot). 

L'intrigue de l'épisode tourne cette semaine autour du frère jumeau du directeur des pompes funèbres aperçu dans le pilot. Bonne idée de faire une intrigue autour de lui et surtout, de varier le schéma. C'était une de mes craintes, apparement ridicule, puisque déjà, la série sort du schéma aperçu dans le second épisode, ce qui permet d'avoir un suspens plus intéréssant. Et c'est d'autant plus intéréssant que l'on ressort l'intrigue du pilot, avec cette idée des morts, en contrepartie d'une vie réssucitée. Ca permet de creuser le personnage de Chuck qui joue un peu au yoyo avec un épisode boulette et l'autre bon personnage. Je la trouve finalement assez sympathique malgré quelques aspects embêtants. J'ai particulièrement la résolution de l'intrigue, toujours aussi loufoque, avec ce combat au sabre (et Ned disant qu'il a toujours voulu être un Jedi), et cette longue scène qui me fait croire que je sors d'une bonne séance de Ciné. Dans le dernier épisode, j'avais trouvé un certain côté "Petit Génie", aujourd'hui, je trouve un côté cape et d'épée à l'intrigue. Et le moins que je puisse dire, c'est que j'apprécie vraiment ces deux côtés et j'attends impatiamment la découverte de nouveaux côtés de la série. 

En parallèle, l'intrigue Olive me plaît beaucoup moins que pour l'épisode 2. J'ai pas trouvé fantastique l'histoire avec le commercial, et même si j'aime toujours bien Olive, je pense qu'on pourrait lui refourguer de meilleures intrigues à l'avenir, et l'inclure plus dans les enquêtes. J'ai bien aimé par contre la partie avec les tantes. Chuck révèle indirectement la vérité à Olive, et je sens que ça va être marrant pour la suite. Les tantes vont forcément plus d'importance, et j'attends de voir dans quelle intrigue on va les mettre. 

Bon point toujours du côté de l'ambiance, de l'image, très soignée (à part peut-être sur les plans du "Pie-Hole", trop images de synthèse pour moi), et point beaucoup moins bon du côté des personnages, qui sont toujours peu développés. Après trois épisodes, je ne les trouve pas spécialement bons. Il n'y a pas de boulets, mais aucun n'excelle. C'est dommage, on surjoue l'ambiance pour cacher le manque de personnages développés. J'attends mieux de ce côté là, car si on creuse ces personnages, la série sera parfaite.

Bilan : Après trois épisodes, je me fais à la série. L'épisode est encore très bon et j'aime particulièrement l'originalité, l'ambiance et les scénarii de la série. Mais ce qui me plaît le plus, c'est l'impression de sortir du ciné après chaque séance de Pushing Daisies, et ça, c'est grandiose.

Note : 15.5/20.
Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Samedi 20 octobre 2007 6 20 /10 /2007 15:17
Après un pilot qui m'avait laissé un goût amer dans la bouche, ce second épisode m'a convaincu. De bout en bout, un suspens, un humour et une ambiance m'ont fait retenir mon souffle. J'ai adoré.
Je pense d'abord que le format proposé par la série m'a plus plu que le pilot. J'ai eu du mal à accrocher, mais avec cette enquête, on a une trame très intéréssante à suivre, et je dois avouer que cette affaire macabre m'a étonné, et j'ai eu du mal à décrocher. Les personnages se creusent tout doucement (je trouve qu'ils sont encore sans une grosse consistance) et l'ambiance est meilleure que dans le pilot. Les quelques défauts que j'avais trouvé dans le pilot sont moins présents. J'ai aussi essayé de faire abstraction de certaines mauvaises impressions, et cela me réussit plutôt bien apparement. 

Je commence donc par l'enquête de l'épisode. On est rapidement émergé dans cette affaire, complètement décalée et macabre. C'est vraiment intéréssant de voir une affaire comme celle-là développée dans une série. Je crois pas me souvenir d'avoir vu d'affaires aussi farfelues dans une autre série, c'est d'habitude du domaine de Jeunet, Burton et autres admirateurs de Disney. Et si la série continuait sur ce schéma, ça me plairait beaucoup, car j'adore ces films, et j'ai trouvé qu'il en ressortait un suspens époustouflant et une enquête plutôt bien menée. J'ai particulièrement aimé la conclusion de l'intrigue avec le narrateur qui explique le tout, c'est très intéréssant de le voir de ce côté là. Par contre, le coup du tricot n'est pas terrible et la solution à leur danger de mort est un peu trop vite amené. J'aurais préféré voir Olive sauvait le coup et être plus impliquait dans l'affaire.

Olive, justement, parlons-en. Son personnage est bien creusée et la scène où elle chante m'a profondément surpris. J'ai trouvé ça très amusant et totalement dans l'ambiance, c'est sucré et réjouissant. Olive reste amoureuse de Ned, et la suite nous dira si elle parviendra à séduire le pâtissier de ses rêves. Et après deux épisodes, c'est presque cette dernière qui est le plus développé et je le répète, c'est l'une des grandes faiblesses de Pushing Daisies : ses personnages ne sont pas développés. Hormis Ned le héros, aucun trait particulier ne ressort, si ce n'est cette petite affaire d'amour qu'éprouve Olive, et c'est bien pour ça que cette dernière est la plus pétillante des personnages secondaires.

Les couleurs et l'ambiance sont toujours bien développées, et mes quelques craintes sur un univers se sont (un peu) effacées. L'enquête me prouve que comme dans Burton, on pousse l'ambiance pour caricaturer, aborder un thème et c'est dans cet épisode plus ou moins fait, même si on est bien loin de ce que j'attendais. Les gags sont un peu moins gros, et plus fins, et j'ai mieux aimé, mieux apprécié, peut-être parce que j'ai essayé d'oublier les choses que je reprochais au pilot pour être plus objectif. 

Côté personnages, j'aime moins Chuck que dans le pilot, et je trouve que les personnages ne sont toujours pas assez développés. Et c'est pour l'instant le plus gros défaut de la série. C'est bien dommage car je pense qu'il y a de la matière à développer, mais malheureusement, les scénaristes ne le font pas assez. 

J'ai mieux aimé aussi le narrateur. Il est moins présent que dans le pilot et ces phrases sont mieux utilisés.

Bilan : Une vraie réussite pour ce deuxième épisode. Les quelques défauts s'en vont petit à petit pour mon plus grand plaisir. J'ai bon espoir pour la suite de la série.

Note : 17/20.
Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 18:33

pushingdaisiessaison1-2.jpg Pushing Daisies, c'est un peu l'évènement de l'année. La série a déjà fait parlé d'elle par ses critiques excellentes et l'annonce d'un phénomène et s'est finalement conclu, il y a deux semaines, par une audience plutôt satisfaisante, même si on aurait peut-être pu s'attendre à mieux. J'attendais beaucoup ce pilot, et j'ai mis du temps à le regarder en entier, puis à me questionner. Réponse : Ce pilot est doux et mielleux, mais non, je n'ai pas trouvé ça formidable. Et je suis tombé de haut, moi, fan des Burton, et de ses univers si particuliers, je n'ai pas trouvé ça si bien. Alors je suis allé voir sur d'autres sites de critiques, j'ai lu, relu les critiques (alors, qu'horreur, je n'avais pas encore écris la mienne, ce que je ne fais jamais d'habitude), mais je n'ai pas trouvé, la seule solution qui me restait était donc d'attendre, attendre les résultats des audiences du second épisode pouvoir combien d'américains auraient été brusqués comme moi et finalement, je me suis plutôt pris au jeu dans le second épisode, même si celui-ci n'était pas extraordinaire, la série ne pouvait aller qu'en s'améliorant. Bien, mais pas top donc. Je continuerais sans (aucun) doutes la série, car j'avoue qu'elle est loin d'être mauvaise, surtout si on la compare avec d'autres séries présentées cette année, et après une deuxième vision du pilot, j'ai apprécié plusieurs scènes, mais il manquait je trouve d'un rythme, mais aussi d'un thème à développer, le second épisode m'a prouvé qu'on aurait une enquête par épisode, et ce n'est pas ce genre d'intrigues que je préfère. 

Mais reprenons au commencement, c'est à dire à ce Pie-lette, euh, ce Pilot, que j'ai vu déjà au total trois fois, alors qu'il ne m'a pas convaincu à sa première diffusion (et plus aux deux autres, ce qui prouve que je suis vraiment un très mauvais critique, et que les séries s'adaptent malheureusement à mes sautes d'humeur), un comble. L'histoire est simple, un monde merveilleux, rose bonbon à souhait, burtonien dans l'âme (mais moins subtil je trouve, je m'expliquerais plus tard), et un gamin, Ned, qui se retrouve sudmergé par des pouvoirs fantastiques, le jour où il parvient à redonner la vie à son chien. Premier toucher, la vie. Second toucher, la mort (pour toujours). Malheureusement il ne s'en rendra compte qu'après avoir repris définitivement la vie à sa mère. Pas de chance, surtout qu'après la mort de sa mère, il sera envoyé en pensionnat, et il ne reverra plus la fille dont il était amoureux, son premier baiser, Chuck. On le retrouve adulte, gérant d'une pâtisserie, et associé à un homme pour interroger des morts et leur soutirer la vérité sur les meurtres dont ils ont été victimes, pour pouvoir gagner la prime qui va avec. Jusqu'au jour où justement, la nouvelle victime a interrogé n'est pas plus que... Chuck.

Je vais maintenant pouvoir critiquer (si, si), en commençant par le monde merveilleux dans lequel la série évoluait. Pas de problèmes pour l'image, la couleur, le fantastique, et donc ce monde, mais là où je suis un peu déçu finalement, c'est pour l'ambiance de la série, que j'attendais très Burton. Là où ce dernier impose un monde merveilleux pour retranscrire une réalité qui fait souvent défaut, où il aborde des thèmes graves sur fond de contes merveilleux, Pushing Daisies se contente seulement de nous plonger dans un monde inhabituel. Alors d'accord, il est très bien réalisé, mais je ne m'attendais pas vraiment à ça, et c'est une petite déception (et l'épisode en est remplit ce qui vient affaiblir sa qualité). Il y a en fait un manque au fond d'une morale qui accompagne l'ambiance rose bonbon, ce qui fait des Burton des Walt Disney pour adultes.
J'ai un autre reproche à faire à la série, sur le plan de l'humour. Trop de gags gros, au lieu de développer les petites répliques. Alors bien sûr, la scène où Ned déterre Chuck ou celle où il la sort du cerceuil est délirante, mais tout de même, c'est n'est pas forcément des remarques pointues et profondes, qui là encore marquent d'autres séries ou encore une fois (même si j'aimerais que le comparaison s'arrête là car Pushing Daisies n'est pas ni un film ni un Burton) des films de T.B.

Deuxième chose à développer, qui rejoint directement l'ambiance et le monde la série, et qui m'a aussi poussé aux regrets (je préfère développé mes regrets plutôt que de reprendre les qualités qu'on a déjà lu sur en gros tous les blogs de critique), je parle du narrateur. D'abord, je commence un peu en avoir marre des narrateurs, mais je trouve que celui-ci n'a pas vraiment une utilité débordante. Il balance bien deux trois phrases amusantes mais il n'apporte rien à la trame principale de l'intrigue, là où Kirsten Bell annonce et commente avec amusement les intrigues de Gossip Girl et où Mary-Alice EST la série Desperates Housewives. On n'est pas au niveau détestable de Meredith Grey, mais j'avoue ne pas voir vraiment où les scénaristes veulent aller si ce n'est la tendance du moment.

Passons aux personnages, tous très amusants, même si j'ai déjà vu mieux. Ils sont tous finalement dans la même dose de folie, d'émotion, donc ça me gêne un peu, mais ce n'est que le début et pour l'instant, il n'y a que la surface donc je m'attends à quelque chose de réellement intéréssant à suivre, car certains sortent du lot (j'aime beaucoup Chuck ou l'associé). Là aussi, j'ai un reproche à faire, on se contente de présenter l'humour qui tourne autour d'eux (le look des tantes de Chuck, le côté fou-fou de Chuck ou la serveuse du resto naine) au lieu de les développer vraiment, et donc de les présenter. Mais comme je l'ai dit, ce n'est que le pilot et je ne vais pas critiqué sans cesse la série car j'ai aimé ce pilot (malgré ce que je peux en dire). Donc du côté des bons ponts (car il y'en a beaucoup), il n'y a aucun boulets, et les personnages paraissent tous plutôt amusants, notamment Chuck, une véritable tornade que j'apprécie déjà beaucoup. J'ai aussi bien aimé le côté à la fois sympathique et pervers de l'associé de Ned

J'ai aussi bien aimé le déroulement de l'intrigue de la semaine, avec l'enquête autour de la mort de Chuck, mais aussi de toute l'intrigue se déroulant autour de sa résurrection. Les scènes où elle sort du cercueil et où elle est enterrée sont géniallisime, et il y a aussi une très bonne scène chez les tantes. Du très bon donc côté trame et intrigues, ce qui prouve bien qu'il s'agit d'une bonne série. Il y a tout de même un petit manque de rythme.

Bilan : J'ai beau avoir écris beaucoup de défaut, la série n'en reste pas moins talentueuse, à la fois sucrée et décalée. Mais j'ai préféré accès ma review sur les regrets que j'ai eu pour la série, puisque celle-ci n'est pas du tout comme je m'y attendais, et que bien sûr, je m'attendais à mieux. Je ne trouve pas, au contraire, que la série ressemble à T. Burton, contrairement à beaucoup, il n'y a pas la morale fondatrice et le thème toujours très dur abordé. On a plutôt un monde à la Jeunet, côté rose bonbon largement exagéré ici. Mon principal problème reste le fait que Pushing Daisies est une série. Je doute que ce monde merveilleux ne tourne pas en rond à long terme.
Donc, un pilot agréable, mais quelques petites déceptions, côté ambiance et rythme. Rassurez-vous, à la troisième vision, cet épisode m'a paru bien meilleur, alors d'ici la fin de la saison, j'aurais le temps d'adorer.

Note : 12/20.

Par Adrien - Publié dans : Pushing Daisies
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